![]() | ||
|
|
||
|
Trente ONG belges demandent à la France de suspendre la production et l'usage des armes à l'uranium appauvriBruxelles, le 6 novembre 2009 – Malgré le froid qui sévit ce jour-là à Bruxelles, les membres de la Coalition Belge « Non aux armes à l'uranium ! » ont déplié leurs banderoles face à l'ambassade française pour la Journée internationale d'action contre les armes à l'uranium. L'un des activistes, Damacio A. Lopez, est interviewé par la radio belge RTBF. M. Lopez est le directeur de l'International Depleted Uranium Study Team (Nouveau-Mexique, États-Unis). Depuis des années il se bat contre l'usage militaire des armes à l'uranium et il est l'un des co-fondateurs de l'International Coalition to Ban Uranium Weapons (ICBUW), un réseau regroupant 121 organisations dans 30 pays. La Journée internationale d'action contre les armes à l'uranium est une initiative de l'ICBUW. Dans le cadre de cette Journée d'action, l'Association médicale grecque pour la protection de l'environnement a organisé une conférence sur le thème des armes à l'uranium à Athènes. Aux États-Unis, des activistes ont organisé une veille aux abords de la base des forces aériennes Davis-Monthan. À Bruxelles, quatorze activistes se sont postés face à l'Ambassade de France. Une action visuelle montre de manière symbolique les bonnes relations entre le gouvernement Sarkozy et la firme française Nexter. Le groupe Nexter produit des projectiles anti-char pour les tanks, notamment des projectiles contenant de l'uranium appauvri, un sous-produit chimique toxique et radioactif issu du processus d'enrichissement de l'uranium « naturel » concentré. Le groupe Nexter est détenu à 100 % par l'État français. Actuellement la France est le seul pays européen qui produit encore des projectiles inertes anti-char contenant de l'uranium appauvri. Officiellement la France n'a jamais utilisé ses armes à l'uranium. Toutefois, au début de l'année 1991, la France a envoyé 20.000 militaires dans le Golfe persique où des armes à l'uranium appauvri ont été utilisées. Après la Guerre du Golfe, des analyses ont été réalisées pour déceler la présence d'uranium appauvri dans l'urine des militaires français. Mais cette méthode est insuffisante pour découvrir si de l'uranium appauvri s'est accumulé dans les poumons ou ailleurs dans le corps humain. À 11 h 30, l'Ambassade de France accueille une délégation de la Coalition Belge « Non aux armes à l'uranium ! », laquelle regroupe trente ONG belges. L'une des membres de la délégation, Mme Ria Verjauw, remet à Madame l'Ambassadrice Michèle Boccoz une lettre et un mémorandum à l'attention du gouvernement français. La Coalition Belge « Non aux armes à l'uranium ! » demande que le gouvernement Sarkozy :
Willem van den Panhuysen explique : « La production et l'usage des armes à l'uranium contaminent de manière permanente et irréversible l'environnement. Nous voulons que la France modifie sa politique et se conforme à l'appel réitéré du Parlement Européen pour l'instauration d'un moratoire. » La Journée d'action se termine par une rencontre au Ministère des Affaires Étrangères avec le diplomate belge Werner Bauwens. Dans la lettre qu'on lui a remise, la Coalition Belge demande que le gouvernement belge :
M. Bauwens ajoute que l'entrée en vigueur, le 21 juin 2009, de la loi belge interdisant l'usage et le financement des armes à l'uranium, est un fait nouveau qui peut aussi être communiqué au Secrétaire Général des Nations Unies. Vous pouvez voir des photos de la Journée d'action à Bruxelles en cliquant sur www.motherearth.org/photo.php Pour en savoir plus sur la Journée internationale d'action contre les armes à l'uranium, visitez le site internet de l'ICBUW : www.bandepleteduranium.org Merci! Lien vers le mémorandum : www.motherearth.org/du/memo_6_11_09_fr.pdf Auteur : Willem Van den Panhuysen | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Friends of the Earth Flanders & Brussels (formerly For Mother Earth) is a member of Friends of the Earth International